Un chantier hors norme

(1998-2006)

1998, le moment de " l'abordage " est arrivé. Les entreprises chargées de la restauration accostent au château pour entamer ce chantier titanesque. Guidé par la volonté de rester fidèle à l'esprit de l'édifice, Daniel Lefèvre, Architecte en Chef des Monuments Historiques, en collaboration avec la Direction Régionale de Affaires Culturelles, assure ainsi la maîtrise d'oeuvre du chantier. Un exercice exceptionnel de restauration commence ! En effet, l'insularité représente avant toute chose une contrainte importante dans le déroulement des travaux. Le vent, la marée, l'air salin, la météo : autant de paramètres dont il faut tenir compte et qui limitent les plages d'intervention sur le monument.


Contre vents et marées !

La construction d'une cale d'accostage constitue la première étape essentielle de ce chantier. Etendue sur 20 mètres, cette estacade réversible est conçue pour résister aux conditions naturelles. L'accès au château étant facilité, la restauration du monument peut alors commencer. Financé intégralement par l'Etat, les travaux se concentreront tout d'abord sur l'extérieur. Un grand travail de maçonnerie et de taille de pierre est ainsi entrepris : réfection des joints et des dallages, remplacement des pierres abîmées, injection de mortier de chaux, étanchéité de la terrasse… Le pont-levis est entièrement démonté puis reconstruit à l'identique pour fonctionner manuellement, comme à l'origine. Enfin, certaines huisseries sont restaurées, d'autres refaites à neuf.

Quatre ans plus tard, c'est au tour des pièces intérieures du château d'affronter l'oeil averti des ouvriers, afin de leur rendre leur authenticité. Les murs, les voûtes et les escaliers sont ainsi restaurés, un plancher en chêne est également posé. Tous les parements des pièces sont restaurés à l'identique, avec les techniques du XVIIIème siècle. Juin 2006 : le chantier est terminé, les supports scénographiques installés, le Taureau a enfin retrouvé son âme d'antan.

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