Discrète villégiature et espace de loisirs nautiques

(1899-1980)

Désarmé en 1890, le château entre dans le XXe siècle privé de toute fonction officielle. Désertée par les hommes, la forteresse plonge petit à petit dans un long sommeil, dérangée seulement par les assauts répétés des tempêtes.
L'étonnante stature du " vaisseau de pierre " continue pourtant de marquer les esprits au point que le fort obtient son classement aux Monuments Historiques dès 1914 mais les lourdes portes restent fermées aux visiteurs et le château se replie sur ses secrets.

Il faut attendre 1930 pour que la vie reprenne ses droits au Taureau avec l'arrivée de la famille de Vilmorin qui signe avec l'Etat un bail de location de 9 ans. Voici donc l'austère forteresse transformée en une résidence d'été du dernier chic, l'originalité de son architecture compensant son caractère spartiate. Après ce paisible intermède, la guerre éclate et le château, investi par la DCA allemande, renoue, bien malgré lui, avec son passé guerrier.


Quand une prison devient école

La paix revenue, le fort retombe dans l'oubli. C'est une association de plaisanciers, l'Association du Centre Nautique de la Baie de Morlaix, qui le sort de sa torpeur en 1960. Sous l'impulsion du docteur Leduc, député-maire de Morlaix, la ville conclut avec l'Etat un accord de location et y installe, après d'importants travaux, une école de voile.

Au plus fort de son activité, celle-ci accueille jusqu'à 250 stagiaires dont 150 sont logés au château. Bientôt, elle devient la seconde école française de voile, juste après les Glénans. Malheureusement les coûts financiers liés à l'entretien du bâtiment rendent inévitable la fermeture en 1980. Après quoi, une association de plongeurs obtiendra pendant deux ans environ l'autorisation d'y développer des activités ponctuelles.

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